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L'actualité
Médiation et développement des publics

"Jépapeur" - résidence artistique et citoyenne de Stefania Becheanu dans le quartier de la Porte-Montmartre

© Portrait de Stefania Becheanu : Lorraine Hellwig

Stefania Becheanu, plasticienne sonore et performeuse d’origine roumaine, a été désignée pour être l’artiste en résidence d’En son(s) quartier 2025.

Cette sélection a été opérée par un comité réunissant des partenaires institutionnels, associatifs et éducatifs du quartier de la Porte-Montmartre.

Stefania a déployé sa résidence artistique et citoyenne au printemps autour de son projet Jépapeur, une pièce musicale et performative évolutive qui interroge la peur et la notion de "communauté" en coopération avec les partenaires du quartier. 

Découvrez la résidence en vidéo ! 

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À regarder

À regarder

Programme de la résidence : 

Projection de film

Projection d’un film sur la thématique de l'ours pour les plus petit·e·s (à partir de 3 ans).

Entrée libre dans la limite des places disponibles.

Projection de film

Projection du film La fameuse invasion des ours en Sicile.

Entrée libre dans la limite des places disponibles (enfants à partir de 6 ans).

Atelier de conversation avec un public allophone.

Atelier avec les résident·e·s de la pension Anne-Marie Blaise.

Atelier sonore avec les patientes de l'Hôpital Bichat-Claude Bernard AP-HP, en partenariat avec l'association Tournesol, Artistes à l'hôpital.

Cantine participative roumaine.

Réservation auprès du Petit Ney : cantine@lepetitney.fr

Spectacle de contes Kamishibaï plurilingues et atelier de fabrication d'une marionnette géante

L'association Racines Barbares propose un spectacle de contes Kamishibaï plurilingues, pour faire vivre les langues que nous parlons, que nous aimons, nos langues maternelles et les langues que nous apprenons, à travers les contes et le spectacle vivant ! Le Kamishibaï, c'est un format d'histoires venu du Japon, qui permet à la conteuse d'avoir les mains libres pour créer des petites pièces de théâtre, ouvertes à l'improvisation et à la création d'histoires. Ces spectacles sont en partie interactifs et le public est invité à conter, deviner et jouer dans plusieurs langues ! 
Par la suite, les participant·e·s seront invité·e·s à fabriquer une marionnette géante en textile, qui prendra forme et vie au fur et à mesure de l'atelier. Cette marionnette enfermera en elle toutes les peurs et permettra à chacun et chacune de clamer haut et fort : JÉPAPEUR !

Spectacles/ateliers de fabrication d'une marionnette, en collaboration avec l'association Racines Barbares.

Les spectacles atelier sont ouverts aux enfants entre 7 et 10 ans, sur inscription.
Limite de la jauge : 20 places.

Pour s'inscrire : 01 42 55 60 20 / bibliotheque.jacqueline-deromilly@paris.fr ou à l'accueil de la bibliothèque.

Spectacle de contes Kamishibaï plurilingues et atelier de fabrication d'une marionnette géante

L'association Racines Barbares propose un spectacle de contes Kamishibaï plurilingues, pour faire vivre les langues que nous parlons, que nous aimons, nos langues maternelles et les langues que nous apprenons, à travers les contes et le spectacle vivant ! Le Kamishibaï, c'est un format d'histoires venu du Japon, qui permet à la conteuse d'avoir les mains libres pour créer des petites pièces de théâtre, ouvertes à l'improvisation et à la création d'histoires. Ces spectacles sont en partie interactifs et le public est invité à conter, deviner et jouer dans plusieurs langues ! 
Par la suite, les participant·e·s seront invité·e·s à fabriquer une marionnette géante en textile, qui prendra forme et vie au fur et à mesure de l'atelier. Cette marionnette enfermera en elle toutes les peurs et permettra à chacun et chacune de clamer haut et fort : JÉPAPEUR !

Spectacles/ateliers de fabrication d'une marionnette, en collaboration avec l'association Racines Barbares.

Les spectacles atelier sont ouverts aux enfants entre 7 et 10 ans, sur inscription.
Limite de la jauge : 20 places.

Pour s'inscrire : 01 42 55 60 20 / bibliotheque.jacqueline-deromilly@paris.fr ou à l'accueil de la bibliothèque.

Atelier de conversation avec un public allophone.

Atelier de lecture bébé/parents en collaboration avec l'association Racines Barbares.

Restitution scolaire (uniquement interne à l’école, pour les parents et le personnel).

Atelier avec les patientes de l’hôpital Bichat.

Spectacle de clôture de la résidence : restitution finale des élèves de l'école Françoise Dorléac.

Atelier au Petit Ney avec les Petits Frères des Pauvres. 

Témoignage de Stefania Becheanu

« Jépapeur est né de ma création Rencontrer l’Ours, un projet autour de la peur et la communauté. Mais au fil de cette résidence, ce qui m’a le plus marquée n’est pas seulement la question de la peur : c’est la rencontre.

Pendant plusieurs mois, j’ai travaillé avec des enfants, des personnes suivies à l'hôpital, des habitant·e·s du quartier, des personnes âgées, ainsi qu’avec de nombreux partenaires associatifs et culturels. Chaque groupe avait sa manière de raconter, d’écouter, de faire du bruit, de faire de la musique ou simplement d’être présent.

Mon envie était de récolter des sons, des voix, des fragments de récits, puis de fabriquer quelque chose à partir de cette matière commune. Mais ce qui est devenu le plus important pour moi, c’est le temps passé ensemble : s’exprimer, essayer, improviser, s’adapter les un·e·s aux autres. Faire équipe.

J’avais déjà travaillé dans des écoles auparavant, mais cette résidence m’a demandé d’adapter constamment ma manière de transmettre et de créer, selon les âges, les contextes et les réalités de chacun·e. À l’hôpital notamment, avec l’association Tournesol, j’ai découvert d’autres façons de partager la création et d’imaginer des espaces d’écoute. Ou auprès des Petits Frères des Pauvres, j’ai parfois dû chercher avec les participant·e·s la place que l’art pouvait prendre dans la rencontre. À la cantine du Petit Ney, c’est moi qui me suis nourrie de leur présence, de leur générosité et du plaisir simple de faire ensemble.

Le travail avec les enfants a également transformé ma propre création. Leur manière de travailler avec les professeur·e·s, l’équipe de la MMC, les émotions, le jeu, le collectif et le spectacle ont nourri ma réflexion et la forme artistique des projets de médiation. Cela continue d’influencer mes projets aujourd’hui.

Depuis cette expérience, Rencontrer l’Ours, qui était au départ une pièce pour quatre musiciennes-performeuses, est devenue aussi une invitation adressée au public à participer, à monter sur scène avec nous pour faire ensemble. 

Les pièces sonores présentées ici sont les traces de ces rencontres. Non pas des œuvres achevées, mais des empreintes. Des fragments de voix, de peurs, de silences, de rires et d’émotions partagées. La trace d’un dialogue qui a transformé et j’espère inspiré de deux cotés. »